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On pense souvent que l’accessibilité d’un court de tennis repose uniquement sur l’équipement. En réalité, c’est la combinaison entre infrastructure et humain qui fait la différence. Lors de la construction d’un court de tennis à Rouen, on peut poser les meilleures bandes podotactiles ou installer un éclairage optimal. Mais sans personnel formé à accueillir des malvoyants, ces efforts restent partiels. La formation devient alors un levier décisif pour rendre le site réellement inclusif.

Pourquoi former le personnel est-il indispensable ?

Même avec des aménagements performants, une personne malvoyante reste confrontée à des obstacles si l’accueil n’est pas adapté. En effet, elle peut :

  • Ne pas repérer l’entrée sans aide orale.
  • Avoir besoin de guidance physique ponctuelle.
  • Chercher un vestiaire ou des toilettes sans repère tactile.
  • Se sentir invisible si le personnel ne sait pas communiquer correctement.

Ainsi, une formation spécifique permet de combler ces lacunes. Elle transforme l’accueil passif en accompagnement actif et bienveillant. En outre, cela valorise l’équipe et renforce sa capacité à répondre à tous les publics. En résumé, sans formation, l’accessibilité reste technique. Avec formation, elle devient humaine.

Quels types de personnel doivent être concernés à Rouen ?

La formation ne concerne pas que les agents d’accueil. En réalité, toute personne en interaction avec le public devrait être concernée. Cela inclut :

  • Le personnel à l’entrée (accueil ou billetterie).
  • Les animateurs ou éducateurs sportifs.
  • Les responsables d’entretien.
  • Les surveillants ou agents de sécurité.
  • Les responsables de la structure ou les coordinateurs.

En effet, chacun peut être confronté à une situation où un joueur malvoyant a besoin d’aide. Une consigne mal formulée, un mot déplacé ou un geste maladroit peuvent créer de l’inconfort. À l’inverse, une posture bienveillante peut transformer l’expérience de l’usager. Ainsi, former toute l’équipe permet une cohérence dans l’approche inclusive.

Que doit contenir une formation à l’accueil des personnes malvoyantes ?

Une formation utile ne se limite pas à la théorie. Elle doit être pratique, participative et concrète. Voici les principaux modules à prévoir :

  1. Comprendre les différents types de malvoyance : perception résiduelle, sensibilité à la lumière, absence totale de vision.
  2. Apprendre à guider une personne malvoyante : verbalisation des gestes, contact sécurisé, respect de l’autonomie.
  3. Adapter son langage : décrire clairement un lieu, éviter les formules visuelles (« là », « ici »).
  4. Connaître les équipements présents : balises sonores, bandes podotactiles, contrastes, éclairage.
  5. Réagir en cas d’urgence : alerter calmement, proposer une aide claire, ne jamais laisser isolé.

La formation peut aussi inclure des mises en situation, des ateliers avec des masques simulant divers troubles visuels, ou encore des témoignages de personnes concernées. En conclusion, plus la formation est incarnée, plus elle est efficace.

Quelle durée prévoir pour former efficacement ?

Une formation initiale peut durer 1 à 2 journées complètes, selon la profondeur souhaitée. Il est aussi possible de prévoir un module condensé de 4 heures pour les agents ayant moins de temps. Ensuite, des piqûres de rappel annuelles ou des sessions de perfectionnement sont recommandées. Cela permet :

  • D’intégrer les nouveaux arrivants.
  • De se remettre à niveau.
  • De suivre les évolutions réglementaires.
  • D’ajuster les pratiques en fonction des retours utilisateurs.

En somme, la formation n’est pas un événement ponctuel. C’est un processus continu, inscrit dans la culture de la structure.

Qui peut dispenser ce type de formation à Rouen ?

Plusieurs organismes sont compétents pour former à l’accueil des personnes déficientes visuelles :

  • Les associations spécialisées (ex. : AVH – Association Valentin Haüy).
  • Les centres de formation Handisport.
  • Les organismes certifiés en accessibilité universelle.
  • Les formateurs indépendants spécialisés dans le handicap visuel.

À Rouen, il est possible de faire appel à des intervenants locaux ou nationaux. Il est conseillé de choisir un organisme qui propose une approche de terrain, pas uniquement académique. En outre, certains dispositifs publics peuvent prendre en charge tout ou partie des frais de formation (fonds de formation, programmes territoriaux d’inclusion, etc.).

Quel impact concret sur l’accueil des malvoyants ?

Former le personnel change l’expérience vécue par le joueur malvoyant. Il :

  • Se sent attendu, reconnu et guidé sans être infantilisé.
  • Reçoit des indications claires et utiles.
  • S’intègre naturellement dans le groupe ou la session sportive.
  • Recommande le lieu à d’autres personnes déficientes visuelles.

De plus, la structure elle-même gagne en fluidité. Le personnel est moins stressé face à l’inconnu. Il sait quoi faire, comment le dire, et à qui s’adresser en cas de besoin. Cela réduit les tensions, les erreurs et améliore l’image du site. En résumé, la formation ne sert pas qu’aux personnes malvoyantes : elle renforce toute la qualité de service.

Faut-il des supports spécifiques pour accompagner cette formation ?

Oui. Une bonne formation s’appuie sur des outils concrets :

  • Fiches réflexes : comment guider, quoi dire, où se positionner.
  • Cartes de repérage tactile du site.
  • Documents en gros caractères pour les usagers.
  • Panneaux de signalisation avec pictogrammes simples.
  • Petits scripts de communication à l’accueil.

Ces supports peuvent être créés en interne ou fournis par le formateur. Ils permettent de maintenir les acquis dans le temps et de standardiser les pratiques. Par ailleurs, certains peuvent être affichés dans les vestiaires, zones de pause ou espaces techniques.

Cette formation est-elle obligatoire ?

Actuellement, la loi n’impose pas de former le personnel des structures sportives à l’accueil des personnes malvoyantes. Cependant, l’obligation d’accessibilité (loi du 11 février 2005) ne s’arrête pas aux équipements. En cas de discrimination involontaire, l’absence de formation peut être considérée comme une négligence. De plus, plusieurs labels qualité (label « Sport et Handicap », label FFT « Club Inclusif ») exigent la formation du personnel. Enfin, dans les appels à projets publics, les structures formées sont souvent mieux notées. Ainsi, si elle n’est pas juridiquement obligatoire, la formation est fortement recommandée.

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