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Pourquoi l’accessibilité PMR est obligatoire

Depuis la loi du 11 février 2005, tout équipement sportif ouvert au public doit être accessible aux personnes en situation de handicap. À Paris, cette exigence est encore plus renforcée par les règles locales. Tu ne peux pas te contenter d’un court bien conçu : il doit être accessible à tous, quel que soit le handicap (moteur, visuel, auditif ou mental).

Dès que tu engages une construction court de tennis Paris, l’accessibilité PMR doit être prévue dès la conception, pas ajoutée en dernière minute. Sinon, ton projet risque un refus administratif ou une impossibilité d’exploiter le site légalement.

Ce que disent les textes

Les normes à respecter sont celles du Code de la construction et de l’habitation, notamment les articles R*111-19 et suivants, complétés par les arrêtés du 20 avril 2017 pour les ERP (établissements recevant du public).

Les points clés :

  • Accès au terrain sans rupture de niveau (pente ≤ 5 %, sinon rampe ou élévateur)
  • Largeur minimale des cheminements : 1,40 m (1,20 m avec zones de croisement)
  • Revêtement stable, non meuble, non glissant
  • Portes, portillons et portails manipulables avec une seule main
  • Bancs et abris accessibles, avec emplacements réservés
  • Éclairage adapté pour les déficients visuels
  • Signalétique claire et contrastée

Penser PMR dès l’accès au site

L’accessibilité commence dès l’arrivée sur le site :

  • Les places de stationnement PMR doivent être à proximité immédiate du court (3 % minimum du total, au moins une).
  • Le cheminement piéton entre l’entrée du site et le terrain doit être direct, plat, sans marche ni obstacle.
  • Si le court est en toiture ou sur dalle, un ascenseur ou monte-personne est obligatoire.

À Paris, où les terrains sont parfois sur plusieurs niveaux ou en fond de cour, ces points deviennent complexes à gérer. Il faut donc anticiper techniquement dès le plan initial.

Le terrain lui-même doit être accessible

Un court de tennis accessible n’est pas juste un terrain qu’on peut regarder depuis l’extérieur. Il doit pouvoir accueillir un joueur en fauteuil sur le terrain lui-même.

Cela implique :

  • une surface sans ressaut à l’entrée du terrain ;
  • un revêtement adapté aux roues (éviter les joints marqués, les surfaces sablonneuses) ;
  • un dégagement suffisant autour du terrain pour manœuvrer ;
  • des accès aux filets, bancs, vestiaires, sanitaires, etc.

Le plus simple reste d’opter pour un revêtement en résine ou béton poreux, parfaitement praticable en fauteuil.

Vestiaires et sanitaires PMR

Si ton projet inclut un local attenant (club-house, sanitaires ou abri), il doit aussi être aux normes PMR :

  • Portes larges (≥ 90 cm) avec poignées faciles à saisir
  • WC adaptés avec barres d’appui, espace de rotation de 1,50 m
  • Lavabos accessibles en fauteuil
  • Douches de plain-pied, si prévues
  • Contrastes visuels pour les interrupteurs et poignées

Même si le terrain est extérieur, un projet de qualité intègre au minimum un bloc sanitaire mobile PMR ou un module préfabriqué aux normes.

Accessibilité des équipements annexes

Les autres éléments doivent eux aussi respecter les normes :

  • Bancs pour les joueurs accessibles sans obstacle
  • Abris latéraux avec espace suffisant pour un fauteuil
  • Tribunes ou zones spectateurs : au moins une zone PMR avec visibilité dégagée
  • Éclairage : interrupteurs à bonne hauteur, non dangereux

Et pour les clubs proposant des animations ou cours collectifs, le matériel pédagogique (plots, raquettes, cibles…) doit pouvoir être utilisé par tous les publics.

Équipements spécifiques pour le tennis handisport

Si tu veux aller plus loin, certains clubs à Paris accueillent des compétitions handisport. Pour cela, il est conseillé de prévoir :

  • zones de retournement élargies (notamment au niveau du filet) ;
  • filet relevable ou démontable facilement ;
  • accès direct à plusieurs terrains sans obstacle ;
  • parking spécifique pour mini-bus ou transport adapté.

Cela ouvre la possibilité d’obtenir des labellisations FFT ou handisport, voire des subventions complémentaires.

Le dossier d’accessibilité à intégrer

Lors du dépôt du permis de construire ou de la déclaration préalable, tu dois joindre un document spécifique d’accessibilité, détaillant :

  • les dispositions prises ;
  • les équipements prévus ;
  • les éventuelles dérogations (à justifier strictement) ;
  • un plan coté.

Si ce document est absent ou incomplet, la mairie peut refuser ton dossier. À Paris, les services instructeurs sont très attentifs sur ce point.

Aides et accompagnement disponibles

Tu peux te faire accompagner par :

  • un bureau de contrôle spécialisé ;
  • un architecte formé aux normes PMR ;
  • la Délégation Ministérielle à l’Accessibilité ;
  • ou des associations locales de défense des personnes handicapées (souvent consultées dans les projets publics).

Certaines aides existent pour la mise en accessibilité, notamment si ton terrain est destiné à un usage associatif ou scolaire.

Conclusion

L’accessibilité PMR n’est pas une option : c’est une obligation légale et éthique. En prévoyant dès le départ un terrain vraiment inclusif, tu évites des refus administratifs, tu valorises ton projet… et surtout, tu permets à tous de jouer dans les mêmes conditions. À Paris, c’est aussi un vrai signal de modernité et d’ouverture.

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